Les quatre terminaisons possibles pour le JE

par Chantal Contantdans Conjugaison

Saviez-vous que, lorsque le sujet est JE (1re personne du singulier), le verbe conjugué ne connait que quatre terminaisons possibles : -S, -E, -X, -AI.

Vous en doutez? Ce n’est pas une blague : scrutez à la loupe tous les tableaux de verbes du Bescherelle, et vous constaterez que la terminaison du verbe est « S-E-X-AI » quand le sujet est JE. Aucune autre finale n’est possible. Par exemple : jamais de finale en -U, en -T, en -D, etc. Cette affirmation est vraie pour tous les verbes du français à l’indicatif et au subjonctif, sans exception. Voilà une belle observation qui vous évitera de commettre des erreurs de conjugaison quand vous écrirez.

La prochaine fois que vous vous demanderez : « Dois-je écrire *JE PREND ou JE PRENDS? », pensez à rendre votre verbe « S-E-X-AI ». …

Partager cet article

La conversation téléphonique

par Delphine Naumdans Anglicismes, Vocabulaire

Cet après-midi, Jean Termin doit s’acquitter d’une tâche qui le rend nerveux : subir une conversation téléphonique. Il s’inquiète pour ses délicates oreilles, qui souffrent quotidiennement du massacre chronique de la langue parlée en milieu de travail.

Il prend son courage à deux mains, décroche le combiné, compose le numéro de téléphone et attend en souhaitant que tout se passe bien. Un homme répond :

— Mirliton communications, veuillez garder la ligne…

Une douce mélodie prend le relais de la voix pour signaler que l’appel est mis en attente. Jean fulmine. La musique cesse pour laisser place à la voix de l’employé générateur de fautes.

— Merci d’avoir patienté. Comment puis-je vous aider ?

— Comment m’aider ? Je vais vous le dire : en cessant de convier les  gens à garder la ligne ! En français, on demandera plutôt de rester en  ligne. On pourrait aussi dire ceci : « Un moment, …

Partager cet article

Le verbe se fiche à l’infinitif : une forme méconnue

par Laurent Chabindans Conjugaison, Verbes irréguliers

Laurent Chabin est un prolifique auteur de romans policiers. Il a publié plus de quatre-vingt romans, dont une soixantaine pour la jeunesse. Le verbe n’a plus de secret pour lui. Mais les révisions lui donnent parfois du fil à retordre…

Le Bescherelle est probablement l’un des livres que j’ai le plus lu dans ma vie. Les réviseurs et réviseures savent à quel point je peux être têtu et tatillon pour des détails. En voici un, entre autres. J’utilise souvent dans mes romans un verbe dont la forme à l’infinitif est tout à fait inhabituelle : se fiche. Se fiche de ce qu’on en pense, par exemple. Chaque fois que j’utilise ce verbe à l’infinitif, les réviseurs me le corrigent en ajoutant un « r » à la fin. Correction que je refuse toujours, arguant du fait que « se fiche » est bien un infinitif. Mais, invariablement, …

Partager cet article