En tout genre

par Hélène Dumaisdans Orthographe

Reflet d’une société en constante évolution, la féminisation lexicale est bien présente dans nos écrits contemporains. Certains termes féminins inexistants ou peu employés il n’y a pas si longtemps ont fait leur chemin et sont désormais intégrés dans notre vocabulaire; d’autres laissent voir un usage flottant que le temps se chargera de fixer.

La norme

En français, l’alternance en genre permet de nommer les femmes et les hommes dans divers rôles ou fonctions. Nous verrons ci-dessous certains principes de base et quelques cas particuliers.

Des principes de base

Les noms épicènes ont la même forme pour les deux genres (seul le déterminant varie pour indiquer le genre) :

Masculin                              Féminin

biologiste                    biologiste

libraire                         libraire

Pour les autres types de finales, l’alternance en genre se présente ainsi :

  • noms en :

                        député                        députée

                        employé                      employée

  • noms en -l :

                        général                        générale

Le l double pour les noms en -el :

                        industriel                     industrielle

  • noms en -n:

                        artisan                         artisane

                        écrivain                       écrivaine

Le n double pour les noms en -en et en -on :

                        doyen                          doyenne

                        patron                         patronne

  • noms en -er :

                        conseiller                    conseillère

                        infirmier                       infirmière

  • noms en -eur formés à partir du participe présent du verbe (-ant) :

                        employeur                   employeuse

                        graveur                       graveuse

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Prononciation et alphabet phonétique

par Chantal Contantdans Phonétique

On peut vérifier la prononciation d’un mot en consultant un dictionnaire en papier ou en ligne. Les dictionnaires multilingues, notamment, donnent la prononciation de chaque mot.

Ce sont généralement les symboles tirés de l’alphabet phonétique international (API) qui servent à la transcription des sons des mots. L’API existe depuis 1888 et permet de représenter par un symbole unique chacun des sons possibles des langues du monde.

Les francophones emploient en moyenne 36 sons quand ils parlent. Or l’alphabet latin, utilisé pour écrire les mots du français, n’a que 26 lettres : A à Z. Ces 26 lettres ne suffisent pas à représenter les 36 sons du français oral. C’est ce qui explique en partie pourquoi l’orthographe française est compliquée : il n’y a pas suffisamment de lettres dans l’alphabet latin pour représenter par un seul symbole chacun des 36 sons français.

Voyons quelques symboles de l’API. Quand on lit [ʃəmɛ̃] dans un dictionnaire, …

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Le pluriel des noms propres

par Christine Ouindans Orthographe

Sur ce blogue, nous nous sommes déjà penchés sur le pluriel des  noms simples et le pluriel des noms composés. Quand on s’intéresse au pluriel des noms propres, les règles sont subtiles et l’usage indécis. Nous pouvons néanmoins dégager trois principes directeurs :

1- S’il s’agit de noms désignant directement des personnes, la règle générale énonce que les noms propres de personnes sont invariables.

  • Quand il s’agit de familles non particulièrement illustres : Nos voisins, les Durand, nous ont invités ce soir.
  • Quand il s’agit de personnes appartenant à la même famille : Les sœurs Lefebvre sont vraiment jolies.
  • Quand il s’agit de noms employés par emphase : Y a-t-il des Marianne dans la salle ?
  • Toutefois, les noms propres prennent la marque du pluriel.
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