Du bon usage du Bescherelle en classe

par Louise Chevrierdans Histoires d’enseignants

Je rends ici hommage à Catherine M., enseignante dans une ville de la Montérégie pendant les années 1990, aujourd’hui à la retraite.

Chez nous, les petits livres verts étaient usés, écornés, consultés régulièrement pour ne pas dire chaque jour par mes deux fils dissipés. Ils ont eu à tour de rôle cette enseignante qui avait trouvé au Bescherelle un usage original ; grâce à elle, ils ont appris leurs conjugaisons sans coups de baguette sur les doigts, mais bien avec des crampes dans la main droite.

Dotée d’un calme olympien et détestant élever la voix, Catherine avait mis au point une méthode hautement pédagogique pour discipliner sa classe de jeunes ados de sixième année. Lorsque l’un d’entre eux décidait de perturber la classe, il était condamné à copier à tous les temps, soit du présent de l’indicatif au plus-que-parfait du subjonctif, le verbe relié à l’offense : bousculer, déranger, insulter, rire (au mauvais moment), …

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