Espaces, symboles et abréviations

par Chantal Contantdans Les bons usages

Doit-on mettre l’espace avant le symbole km? Quand met-on un point à la fin d’une abréviation? Voici quelques principes.

ESPACE INSÉCABLE

Quand on écrit à l’aide d’un clavier, la touche servant à mettre un blanc entre les mots est appelée la barre d’espacement. Elle permet de taper une espace dite sécable (en typographie, ce terme est féminin).

Si on ne souhaite pas que deux éléments soient séparés en fin de ligne, on utilisera plutôt l’espace insécable. Par exemple, quand on écrit « Luc a emprunté 8 $ à Stéphanie », on ne veut jamais que le chiffre 8 se retrouve seul à la fin d’une ligne et que le symbole $ soit repoussé au début de la ligne suivante. On mettra donc une espace insécable entre les deux, pour les garder « ensemble ». …

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Les subtilités du participe passé (suite)

par Christine Ouindans Les bons usages

On applique au participe passé du verbe pronominal la même règle décrite dans le billet précédent, c’est-à-dire qu’il s’accorde avec le sujet, si celui-ci accomplit l’action décrite par le verbe à l’infinitif :

« Ils se sont vus mourir » : ils se voient et ils meurent.

Mais « Ils se sont vu condamner à mort » : ils se voient mais ce ne sont pas eux qui condamnent.

Ou encore « Elle s’est sentie piquer un somme » : elle se sent et elle s’endort.

Mais « Elle s’est senti piquer par un moustique » : elle se sent mais c’est le moustique qui la pique.

Il y a des exceptions :

  • Le participe passé du verbe s’imaginer reste invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif :

« Elles s’étaient imaginé prendre le pouvoir » : elles n’ont pas pris le pouvoir en réalité, …

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L’inversion du sujet « je » au présent

par Christine Ouindans Les bons usages

En tant qu’éditrice de romans, je reçois régulièrement des messages de lecteurs et de lectrices attentifs, qui ont relevé des coquilles ou même des fautes dans certains livres. Je leur en suis très reconnaissante, car cela permet d’effectuer les corrections lors des réimpressions. Cependant, il arrive parfois que les « erreurs » indiquées n’en soient pas et témoignent plutôt d’un usage peu fréquent, d’où découle une méconnaissance de la grammaire.

Ainsi, plusieurs lecteurs ont cru noter une inexactitude dans des phrases conjuguées au présent de l’indicatif et construites avec inversion du sujet « je » (prenons l’exemple de décidé-je qui a pu leur paraître fautif). Or, lorsque le verbe conjugué au présent se termine par un e muet à la première personne du singulier (ce qui est le cas de presque tous les verbes du premier groupe), on doit l’écrire avec un accent aigu, tout en le prononçant comme s’il portait un accent grave*. …

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