L’emploi de quoique et quoi que

par Christine Ouindans Les bons usages

Non seulement « quoique » et « quoi que » sont des homophones, ce qui signifie qu’ils ont le même son lorsqu’on les prononce, mais en plus, l’un découle de l’autre, nous apprend Maurice Grevisse dans Le bon usage, son célèbre ouvrage de référence : « Quoi que, employé d’abord avec des verbes transitifs, comme dans quoi qu’il dise, a été ensuite employé avec des verbes intransitifs : quoi qu’il vienne ; c’est de cet emploi qu’est sortie la conjonction quoique. »

En effet, « quoique » est une conjonction de subordination, alors que « quoi que » est une locution pronominale.

Ainsi, « quoique » signifie « bien que, encore que », et se construit avec le subjonctif, comme le fait le singe de Jean de La Fontaine, …

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Espaces, symboles et abréviations

par Chantal Contantdans Les bons usages

Doit-on mettre l’espace avant le symbole km? Quand met-on un point à la fin d’une abréviation? Voici quelques principes.

ESPACE INSÉCABLE

Quand on écrit à l’aide d’un clavier, la touche servant à mettre un blanc entre les mots est appelée la barre d’espacement. Elle permet de taper une espace dite sécable (en typographie, ce terme est féminin).

Si on ne souhaite pas que deux éléments soient séparés en fin de ligne, on utilisera plutôt l’espace insécable. Par exemple, quand on écrit « Luc a emprunté 8 $ à Stéphanie », on ne veut jamais que le chiffre 8 se retrouve seul à la fin d’une ligne et que le symbole $ soit repoussé au début de la ligne suivante. On mettra donc une espace insécable entre les deux, pour les garder « ensemble ». …

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Les subtilités du participe passé (suite)

par Christine Ouindans Les bons usages

On applique au participe passé du verbe pronominal la même règle décrite dans le billet précédent, c’est-à-dire qu’il s’accorde avec le sujet, si celui-ci accomplit l’action décrite par le verbe à l’infinitif :

« Ils se sont vus mourir » : ils se voient et ils meurent.

Mais « Ils se sont vu condamner à mort » : ils se voient mais ce ne sont pas eux qui condamnent.

Ou encore « Elle s’est sentie piquer un somme » : elle se sent et elle s’endort.

Mais « Elle s’est senti piquer par un moustique » : elle se sent mais c’est le moustique qui la pique.

Il y a des exceptions :

  • Le participe passé du verbe s’imaginer reste invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif :

« Elles s’étaient imaginé prendre le pouvoir » : elles n’ont pas pris le pouvoir en réalité, …

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