Familles des mots et incohérences

par Chantal Contantdans Orthographe et grammaire du verbe

À l’intérieur d’une famille de mots, on observe généralement une cohérence dans l’orthographe. Par exemple, il y a un double c et un seul p dans occupation, donc on rencontrera ce même double c ainsi que le p unique dans occupant, occupé et inoccupé.

Pourtant, certaines familles de mots souffraient d’anomalies injustifiées : on a souffle, souffler, essouffler, mais on écrivait boursoufler avec un seul f; on a battre, combattre, combattant, mais on écrivait combatif avec un seul t. Quel phénomène bizarre! On aurait cru que ces incohérences ne servaient qu’à piéger les gens dans des dictées…

On rencontrait aussi des problèmes dans certaines conjugaisons : on écrit assoit, …

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L’accent aigu ou grave au futur et au conditionnel

par Chantal Contantdans Orthographe et grammaire du verbe

Aviez-vous remarqué l’alternance d’accents dans les paires de mots suivantes : tolérance/tolère, séchage/sèche, régler/règlement, collégiens/collèges, nous interprétons/ils interprètent?

Il s’agit d’un principe très général en français : on ne met jamais d’accent grave quand la syllabe qui suit contient autre chose que le son « e » (appelé aussi « » muet); on met plutôt un accent aigu.

En effet, le è à l’intérieur d’un mot n’est possible que s’il est suivi d’une syllabe contenant -e, -es ou -ent : tolère, sèche, règlement, collèges, interprètent.

À l’inverse, devant les syllabes sonores telles que -rance, -chage, -gler, -giens, -tons, …

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Le pluriel des noms composés

par Chantal Contantdans Orthographe et grammaire du verbe

 

On écrit au pluriel des grands-pères avec deux « », parce que père est un nom variable et que grand est l’adjectif qui s’y rapporte. Au contraire, on laisse invariable des laissez-passer, des lève-tôt et des couche-tard, parce qu’il s’agit de noms composés formés à partir de verbes et d’adverbes.

Mais écrit-on un presse-fruit ou un presse-fruits? Des casse-tête ou des casse-têtes? Des sans-abri ou des sans-abris? Voyons la règle moderne pour ces noms composés d’un verbe et d’un nom, ou composés d’une préposition et d’un nom.

Commençons par poser la question suivante : met-on une marque de pluriel à la fin des noms simples au singulier : un appareil, un jeu, un itinérant? Non, car il y en a un seul. …

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