Il époussette ou il époussète

par Chantal Contantdans Orthographe

Écrit-on il ruisselle ou il ruissèle? On dénivellera ou on dénivèlera? J’épelle ou j’épèle? Il nous harcelle ou il nous harcèle? Elle brevette ou elle brevète? Il feuillette ou il feuillète? Les deux formes sont admises de nos jours, et la seconde forme (avec accent grave) est celle qui est recommandée par le Conseil supérieur de la langue française. Le Bescherelle offre donc les deux formes dans ses tableaux de conjugaison, évidemment!

Quoi? L’orthographe évolue? Oui, assurément, mais de façon lente et sans bouleverser toutes nos habitudes d’écriture. Des ajustements logiques sont officialisés environ deux fois par siècle, pour des raisons de cohérence et pour éliminer certaines exceptions inutiles.

Ainsi, des rectifications sages et limitées ont été apportées à l’orthographe du français en 1990 : des mots connaissent maintenant une nouvelle orthographe, …

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Ce mystérieux -T- dans les interrogations

par Chantal Contantdans Orthographe

Dans les phrases interrogatives où le pronom IL, ELLE ou ON est inversé et relié au verbe par un trait d’union, pourquoi doit-on écrire REVIENDRA-T-IL avec un T intercalé entre deux traits d’union, mais REVIENT-IL sans T supplémentaire?

Le principe est le suivant : si le verbe se termine déjà par T, il est inutile d’ajouter un T supplémentaire. On écrit : COURRAIT-IL? PART-ELLE? DEVRAIT-IL? DOIT-ON? etc. On relie simplement le pronom inversé à l’aide d’un trait d’union.

Par contre, si le verbe se termine par E ou A, la règle demande qu’on intercale un T entre le verbe et le pronom, et qu’on relie le tout par deux traits d’union (pas d’apostrophe!). Notons que les pronoms IL, ELLE et ON commencent tous par une voyelle. Le T intercalé permet d’éviter que la voyelle E ou A qui termine le verbe rencontre la voyelle qui est au début de pronom : MARCHE-T-ELLE? …

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