― En général, je n’ai guère de sympathie pour les inquisiteurs de la langue. Cela dit, il y a quand même des erreurs qui me font dresser le poil, comme cette habitude grossière, répandue dans le monde des affaires et de l’administration publique, « d’adresser » des problèmes… « J’ai adressé ce sujet la semaine dernière… je vais adresser cette question à la fin de ma conférence »… Je me retiens souvent de demander à qui et dans quel type d’enveloppe ils vont l’adresser ! Remarquez, ce serait chouette, quelqu’un à qui on peut « adresser » et poster ses problèmes. Il doit y avoir là l’expression d’un désir inconscient qui cherche à émerger.
Jean-Jacques Pelletier