La distance n’a plus d’importance

par Hélène Dumaisdans Vocabulaire

Plus d’actualité que jamais en ces temps de pandémie, la formation à distance et le télétravail ont la cote. Il n’y a pas à dire, nos univers d’apprentissage et de travail sont en profonde transformation.

Fruit d’une collaboration entre l’Office québécois de la langue française et le Bureau de la traduction du gouvernement du Canada, le Vocabulaire de l’enseignement à distance et du télétravail, paru en 2020, offre des réponses aux nombreuses interrogations dans le domaine. Nous aborderons ci-dessous certains termes et expressions afin de faire le point sur les emplois à privilégier selon ces deux organismes.

Domaine de l’apprentissage

Le cours en classe désigne l’activité d’enseignement ou de formation où les élèves et l’enseignant ou l’enseignante se trouvent physiquement dans un même lieu, le plus souvent dans une salle de classe. On parle également de cours en présentiel, en présence ou en personne. …

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La forme impersonnelle

par Hélène Dumaisdans Pronoms

On emploie à l’occasion le pronom personnel « il », soit la troisième personne du singulier, sous une forme impersonnelle. Son rôle consiste alors à exprimer le temps : « Il est dix heures ». Ce pronom apparaît aussi en matière de conditions météorologiques : « Il fait beau », « Il neige », etc.

Dans d’autres contextes, les tournures impersonnelles – parfois utiles pour marquer une distance par rapport au sujet traité – reviennent souvent. Rappelons que leur emploi alourdit inutilement et considérablement les textes, sans compter qu’il peut donner lieu à une perte de sens et à des mots de tête.

Voici quelques exemples très (trop?) courants :

Il est à noter que…

Il va sans dire que…

Il a été décidé que…

Il serait souhaitable que…

Pour rendre un texte plus vivant, la conversion des tournures impersonnelles se fait aisément en transformant le complément du verbe en sujet de la phrase. …

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La préposition adverbiale

par Christine Ouindans Prépositions

L’adverbe et la préposition possèdent de nombreux points communs, dont celui d’être toujours invariables. Un certain nombre de mots peuvent du reste occuper indifféremment le rôle de l’un ou de l’autre : c’est le cas, par exemple, de «après», «avant», «avec», «contre», «sans», etc. La nature du mot est alors définie par sa fonction dans la phrase :

  • S’il introduit un complément, c’est une préposition, puisque la fonction de la préposition est d’établir une relation syntaxique entre deux éléments, ce qui signifie qu’elle est obligatoirement suivie d’un autre mot. Exemple : Les enfants jouent avec le chien.
  • S’il n’est pas suivi d’un complément mais en revanche nuance un verbe, alors c’est un adverbe. Exemple : Les enfants ont donné une balle au chien qui joue avec.

L’emploi de la préposition comme adverbe est particulièrement courant dans le langage familier et/ou oral, …

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