La forme impersonnelle

par Hélène Dumaisdans Pronoms

On emploie à l’occasion le pronom personnel « il », soit la troisième personne du singulier, sous une forme impersonnelle. Son rôle consiste alors à exprimer le temps : « Il est dix heures ». Ce pronom apparaît aussi en matière de conditions météorologiques : « Il fait beau », « Il neige », etc.

Dans d’autres contextes, les tournures impersonnelles – parfois utiles pour marquer une distance par rapport au sujet traité – reviennent souvent. Rappelons que leur emploi alourdit inutilement et considérablement les textes, sans compter qu’il peut donner lieu à une perte de sens et à des mots de tête.

Voici quelques exemples très (trop?) courants :

Il est à noter que…

Il va sans dire que…

Il a été décidé que…

Il serait souhaitable que…

Pour rendre un texte plus vivant, la conversion des tournures impersonnelles se fait aisément en transformant le complément du verbe en sujet de la phrase. …

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La préposition adverbiale

par Christine Ouindans Prépositions

L’adverbe et la préposition possèdent de nombreux points communs, dont celui d’être toujours invariables. Un certain nombre de mots peuvent du reste occuper indifféremment le rôle de l’un ou de l’autre : c’est le cas, par exemple, de «après», «avant», «avec», «contre», «sans», etc. La nature du mot est alors définie par sa fonction dans la phrase :

  • S’il introduit un complément, c’est une préposition, puisque la fonction de la préposition est d’établir une relation syntaxique entre deux éléments, ce qui signifie qu’elle est obligatoirement suivie d’un autre mot. Exemple : Les enfants jouent avec le chien.
  • S’il n’est pas suivi d’un complément mais en revanche nuance un verbe, alors c’est un adverbe. Exemple : Les enfants ont donné une balle au chien qui joue avec.

L’emploi de la préposition comme adverbe est particulièrement courant dans le langage familier et/ou oral, …

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Le participe présent et l’adjectif verbal

par Christine Ouindans Accord

Il est essentiel de pouvoir distinguer le participe présent de l’adjectif verbal. En effet, le premier reste invariable, tandis que le deuxième s’accorde avec le nom qu’il qualifie. En outre, s’ils se prononcent de la même façon lorsque l’adjectif est masculin, pour bon nombre de verbes, l’orthographe du participe présent diffère de celle de l’adjectif verbal : par exemple, le participe présent du verbe précéder est précédant, alors que son adjectif verbal s’écrit précédent ; le participe présent du verge fatiguer est fatiguant, alors que son adjectif verbal s’écrit fatigant.

La différence entre un participe présent et un adjectif verbal est semblable à celle qui existe entre un verbe et un adjectif : le participe présent marque une action momentanée, accomplie par le sujet en même temps que celle exprimée par le verbe conjugué qu’il accompagne, tandis que l’adjectif verbal traduit un état, …

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