Des fautes courantes : le barbarisme, l’impropriété et le solécisme

par Hélène Dumaisdans Conjugaison, Orthographe, Syntaxe, Vocabulaire

En matière de langue, les erreurs sont de divers types. Anglicisme, barbarisme, impropriété, pléonasme, solécisme, etc., jalonnent les textes, parfois même à l’insu du rédacteur ou de la rédactrice. Pour faire le point sur certaines fautes courantes, nous examinerons en particulier le barbarisme, l’impropriété et le solécisme.

Barbarisme

Le barbarisme est une erreur par altération de mot ou de sens. Il peut être lexical, par exemple quand on emploie :

  • * aréoport au lieu de aéroport
  • * dilemne au lieu de dilemme
  • * enduire en erreur au lieu de induire en erreur
  • * enligner au lieu de aligner
  • * rénumération au lieu de rémunération
  • * tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller

Le barbarisme peut aussi être grammatical, …

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Les pièges de l’accord du participe passé

par Christine Ouindans Accord, Participe passé

L’accord du participe passé est sans nul doute l’une des règles les plus complexes de la grammaire française et elle recèle de nombreux écueils. En voici une illustration :

Il arrive parfois qu’un verbe intransitif (nous avons donné la définition d’un verbe intransitif dans un billet précédent, il s’agit d’un verbe qui se construit sans complément d’objet) soit accompagné d’un complément circonstanciel introduit sans préposition : ce verbe peut alors être confondu avec un verbe transitif qui serait suivi de son complément d’objet, celui-ci indiquant ce sur quoi s’exerce l’action exprimée par le verbe ; on risque ainsi d’accorder son participe passé avec ce complément, si celui-ci est placé devant le verbe, alors qu’il devrait rester invariable.

C’est le cas des verbes accompagnés d’un complément de valeur, de prix, de poids, de distance, de durée, comme « valoir », « coûter », « mesurer », « marcher », « courir », « dormir », …

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La grammaire moderne

par Chantal Contantdans Syntaxe

Depuis vingt ans, on parle de grammaire moderne, de « nouvelle » grammaire, d’enseignement renouvelé de la grammaire. Pourquoi?

Les règles n’ont pourtant pas changé : les verbes et les adjectifs se soumettent toujours aux règles d’accord. Un verbe (chante) reste un verbe, un nom (refrain) reste un nom, un attribut du sujet (elle est grande) est toujours un attribut du sujet.

C’est plutôt la façon d’aborder la grammaire qui a changé : on présente la langue comme un système fonctionnant avec des régularités.

Au lieu d’envisager la phrase comme une succession de mots, on y voit une construction faite de regroupements. Une phrase (P) est constituée d’un groupe nominal (GN) ayant la fonction grammaticale sujet de la phrase suivi d’un groupe verbal (GV) ayant la fonction prédicat de la phrase. …

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