L’emploi et l’accord de « aucun »

par Christine Ouindans Accord

 Le mot « aucun » peut être employé en tant que déterminant indéfini, adjectif indéfini ou pronom indéfini.

1) Aucun, déterminant indéfini

Le déterminant « aucun », qui signifie « pas un », est quantitatif et négatif. Il s’emploie avant un nom dont on ne précise pas l’identité et dont la quantité est nulle.

  • Il varie toujours en genre :

Aucun(e) client(e) ne sera admis(e) s’il (si elle) ne porte pas de masque.

  • Il demeure le plus souvent au singulier comme le verbe qui s’y rapporte. Le tout premier vers de de la fable de Jean de la Fontaine intitulée « Les deux Aventuriers et le Talisman » nous l’illustre :

Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire.

Partager cet article

L’accord de quelques locutions particulières

par Christine Ouindans Accord

Il arrive que l’accord du verbe dans certaines locutions nous laisse incertains. C’est le cas par exemple de « vive », « soit », « qu’importe et peu importe », « n’était ou n’eût été ». Ces expressions sont-elles invariables ou doit-on accorder le verbe avec son sujet ? Examinons-les.

Vive est une forme conjuguée au subjonctif présent du verbe « vivre » et correspond à une interjection signifiant« longue vie », « bravo », « gloire à ». Elle exprime l’admiration, l’appréciation.

  • La plupart du temps, cette exclamation demeure invariable. Ainsi l’emploie, par exemple, Boris Vian dans son conte L’herbe rouge, alors que le mécanicien Saphir Lazuli se saoule en partageant la bouteille d’alcool avec son patron l’ingénieur Wolf : « Et vive les récipiendaires !»
  • Toutefois, la forme plurielle est également admise dans l’usage littéraire par les grammairiens.
Partager cet article

L’accord de l’adjectif composé

par Christine Ouindans Accord

Un adjectif composé est formé de plusieurs mots, deux le plus souvent, unis généralement par un trait d’union. L’accord de ces mots dépend de leur nature et de la relation entre eux.

  1. S’il s’agit de deux adjectifs qualifiant tous les deux le nom, les deux adjectifs s’accordent avec le nom: une écolière sourde-muette, des saveurs aigres-douces, des enfants premiers-nés.
  • Les exceptions:  Naturellement, il y en a !
  • Si le premier adjectif se termine par la voyelle o ou i, il reste invariable : des pièces tragi-comiques, les étudiants anglo-saxons, la vendeuse franco-ontarienne, les sacro-saintes coutumes de Noël, des méthodes audio-visuelles.
Partager cet article