Interaction et partage

par Hélène Dumaisdans Vocabulaire

Un changement de décennie se pointe à l’horizon, et déjà il est possible de mesurer le chemin parcouru quant au vocabulaire de l’informatique. Depuis une quinzaine d’années, les réseaux sociaux se font toujours plus présents au quotidien et changent la perception de l’environnement sur le plan personnel ou professionnel.

De nouveaux venus : l’arobas (@) et le hashtag (#)

Inscrit dans toute adresse de courrier électronique (courriel), l’arobas, aussi appelé « a commercial », y sert en fait de séparateur. Selon le Petit Robert, l’emploi actuel de ce terme a débuté en 1995. Il vient probablement de l’espagnol arroba (au sens d’« arrobe »), dont le signe @ est relevé en 1909, mot provenant lui-même de l’arabe ar-roub (« le quart ») (1555). On écrit également l’une ou l’autre graphie : « arobase » ou « arrobase ». À noter que le Petit Larousse se contente de souligner que l’origine de ce terme est incertaine. …

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L’accord de l’adjectif composé

par Christine Ouindans Accord

Un adjectif composé est formé de plusieurs mots, deux le plus souvent, unis généralement par un trait d’union. L’accord de ces mots dépend de leur nature et de la relation entre eux.

  1. S’il s’agit de deux adjectifs qualifiant tous les deux le nom, les deux adjectifs s’accordent avec le nom: une écolière sourde-muette, des saveurs aigres-douces, des enfants premiers-nés.
  • Les exceptions:  Naturellement, il y en a !
  • Si le premier adjectif se termine par la voyelle o ou i, il reste invariable : des pièces tragi-comiques, les étudiants anglo-saxons, la vendeuse franco-ontarienne, les sacro-saintes coutumes de Noël, des méthodes audio-visuelles.
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Les marques d’usage dans les dictionnaires

par Chantal Contantdans Vocabulaire

Le dictionnaire est une ressource précieuse du point de vue des référents culturels d’une société. Il contient une part de notre identité, de nos valeurs, de nos références.

Mais ces référents culturels varient d’une région à l’autre. Si on demandait à un Africain et à un Québécois le sens du mot « nord » pour eux, ils ne décriraient certainement pas les mêmes spécificités. Si on demandait à un Européen à quoi peut faire référence le mot « fleuve », il aurait une réponse assez différente de celle d’un Québécois : sur un pont, on peut traverser à pied en moins de cinq minutes le fleuve La Seine à Paris ou La Tamise à Londres, mais traverser le fleuve Saint-Laurent à pied à Québec, à Trois-Rivières ou à Montréal relève d’une tout autre réalité!

La grande linguiste Hélène Cajolet-Laganière a contribué à faire prendre conscience de ces réalités divergentes. …

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