Autres exemples :
Les personnes que mon frère a vues partir : mon frère a vu qui ? Réponse : les personnes partir.
Les merles que tu as entendus siffler : tu as entendu quoi ? Réponse : les merles siffler.
Mais le participe passé suivi d’un infinitif est invariable dans le cas contraire :
On devine donc que ce participe passé reste invariable si le complément d’objet direct ne se rapporte pas à ce participe, mais plutôt à l’infinitif qui suit, comme dans les exemples ci-après :
Les marchandises que le commerçant a voulu vendre : le complément, les marchandises, se rapporte au verbe vendre et non au verbe vouloir, qui se rapporte au sujet, le commerçant.
Les poèmes qu’elle a pensé composer : le complément, les poèmes, se rapporte au verbe composer et non au verbe penser, qui se rapporte au sujet, elle.
Pour s’en souvenir :
Il faut savoir qui accomplit l’action. Aussi, si l’on peut intercaler entre le participe passé et le verbe à l’infinitif les mots « en train de » tout en conservant le sens de la phrase, on sait qu’il faut accorder le participe passé :
Les personnes que mon frère a vues en train de partir.
Les merles que tu as entendus en train de siffler.
Une exception à ne pas oublier :
Le participe passé fait immédiatement suivi d’un verbe à l’infinitif est toujours invariable, car on considère qu’il appartient au verbe à l’infinitif :
La colère que les enfants lui ont fait piquer (et non pas faite piquer).
Les sentiments qu’elle lui a fait éprouver (et non pas faits éprouver).
La loi qu’ils lui ont fait appliquer (et non pas faite appliquer).
Dans ces derniers exemples, on juge que « faire piquer », « faire éprouver » et « faire appliquer » forment un tout.
À venir : l’accord du participe passé d’un verbe pronominal suivi d’un verbe à l’infinitif…