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L’accord de l’expression « avoir l’air »

par Christine Ouindans Accord

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Voilà une règle de l’orthographe française qui se décline tout en subtilité ! En effet, selon la signification que l’on prête à l’expression « avoir l’air », l’adjectif qui la suit s’accorde avec le sujet du verbe avoir, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un objet, ou bien s’accorde avec le mot air, si c’est celui-ci qu’il qualifie.

Explorons cette règle plus précisément :

1.- Lorsque l’expression prend le sens de sembler ou de paraître, l’adjectif qui la complète s’accorde avec le sujet.

  • Victor Hugo nous en fournit un exemple dans La Légende des siècles, alors qu’il dépeint une gigantesque et lugubre salle à manger : « La lumière a l’air noire et la salle a l’air morte.»  
  • Dans cette acceptation, l’expression s’accorde également avec le sujet du verbe avoir, même si le verbe « être » est intercalé.

Les sons du français

par Chantal Contantdans Phonétique

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Parmi les 36 sons du français, on trouve des consonnes occlusives et fricatives (p, t, k, b, d, g, f, s, ʃ, v, z, ʒ), mais aussi des consonnes nasales. Celles-ci sont prononcées en abaissant la luette afin de laisser passer l’air par le nez. Le son [m] est prononcé avec la position bilabiale (les lèvres ensemble), comme pour prononcer un [b], mais la luette n’est pas relevée. Le son [n] est un son nasal associé à [d], alors que le son [ɲ], comme dans saignant, correspond à la position buccale du son [g], à la différence que l’air traverse la cavité nasale.

Un phénomène appelé l’affrication consiste à prononcer une consonne occlusive en la faisant suivre immédiatement d’une fricative. En français québécois, on prononce les consonnes affriquées [ts] et [dz] devant i et u : tic [tsik], dit [dzi], tu, du.

L’accord du nom épithète

par Christine Ouindans Accord

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Une épithète est un adjectif que l’on adjoint à un nom ou un pronom pour le qualifier. Elle se rattache généralement au nom directement, sans préposition. À l’opposé de l’adjectif attribut, elle n’est pas introduite par un verbe d’état. L’épithète est placée immédiatement avant ou après le nom qu’elle précise, et s’accorde en genre et en nombre avec lui. Elle apporte une information supplémentaire, mais peut être supprimée sans modifier profondément le sens de la phrase.

Il arrive qu’un nom ou une locution soit utilisé comme épithète afin de caractériser un autre nom. Voici quelques exemples familiers : un chèque cadeau, un public cible, un roman fleuve, une grand-mère gâteau, une carte réseau, une serviette éponge, un bijou fantaisie.

La question qui se pose est de savoir si ce nom épithète s’accorde avec le nom qu’il qualifie. Écrira-t-on « Elle a des manières canaille » ou « Elle a des manières canailles » ? …

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