Bescherelle.

La référence.

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Les sons du français

par Chantal Contantdans Phonétique

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Parmi les 36 sons du français, on trouve des consonnes occlusives et fricatives (p, t, k, b, d, g, f, s, ʃ, v, z, ʒ), mais aussi des consonnes nasales. Celles-ci sont prononcées en abaissant la luette afin de laisser passer l’air par le nez. Le son [m] est prononcé avec la position bilabiale (les lèvres ensemble), comme pour prononcer un [b], mais la luette n’est pas relevée. Le son [n] est un son nasal associé à [d], alors que le son [ɲ], comme dans saignant, correspond à la position buccale du son [g], à la différence que l’air traverse la cavité nasale.

Un phénomène appelé l’affrication consiste à prononcer une consonne occlusive en la faisant suivre immédiatement d’une fricative. En français québécois, on prononce les consonnes affriquées [ts] et [dz] devant i et u : tic [tsik], dit [dzi], tu, du.

L’accord du nom épithète

par Christine Ouindans Accord

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Une épithète est un adjectif que l’on adjoint à un nom ou un pronom pour le qualifier. Elle se rattache généralement au nom directement, sans préposition. À l’opposé de l’adjectif attribut, elle n’est pas introduite par un verbe d’état. L’épithète est placée immédiatement avant ou après le nom qu’elle précise, et s’accorde en genre et en nombre avec lui. Elle apporte une information supplémentaire, mais peut être supprimée sans modifier profondément le sens de la phrase.

Il arrive qu’un nom ou une locution soit utilisé comme épithète afin de caractériser un autre nom. Voici quelques exemples familiers : un chèque cadeau, un public cible, un roman fleuve, une grand-mère gâteau, une carte réseau, une serviette éponge, un bijou fantaisie.

La question qui se pose est de savoir si ce nom épithète s’accorde avec le nom qu’il qualifie. Écrira-t-on « Elle a des manières canaille » ou « Elle a des manières canailles » ? …

Rédiger équitablement

par Hélène Dumaisdans Vocabulaire

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Il existe à l’heure actuelle différentes façons de rédiger pour exprimer la diversité humaine. Parmi les procédés employés, les trois modèles suivants se démarquent : la rédaction épicène, la rédaction non binaire et la rédaction inclusive.

Le volet théorique

La rédaction épicène

L’expression rédaction épicène repose sur la combinaison de deux termes. Le premier correspond à la faculté de rédiger, peu importe le type d’écrit, pour livrer un message. Le second signifie « qui a la même forme pour les deux genres ». On trouve ainsi des noms épicènes (ex. : un ou une élève; une ou un journaliste), des adjectifs épicènes (ex. : habile) ou des pronoms épicènes (ex. : tu). Lorsqu’on combine les termes rédaction et épicène, on étend le sens de l’adjectif pour désigner des textes représentant équitablement les femmes et les hommes. …

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