Emprunter, avec ou sans intérêt?

par Hélène Dumaisdans Anglicismes, Syntaxe

De tout temps, les termes ont voyagé d’une langue à une autre. Si certains emprunts qui expriment une nouvelle réalité s’intègrent graduellement dans une langue donnée, d’autres entrent en concurrence inutile avec des mots bien établis dans la langue d’« accueil »  ou encore y introduisent des tournures syntaxiques étrangères.  Nous nous pencherons aujourd’hui sur l’anglicisme syntaxique qui cause des maux de tête aux francophones en raison de son côté presque indécelable…

 

Des notions à définir

Les anglicismes se divisent le plus souvent en trois catégories : lexicale, sémantique, syntaxique. Parfois nécessaire, l’anglicisme lexical apparaît à l’occasion en français :

  • coroner, golf (le français n’a pas de termes pour exprimer ces notions).

Parfois inutile, l’anglicisme lexical gagne à être remplacé, car le français dispose déjà d’un terme précis :

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Le choix du déterminant possessif

par Chantal Contantdans Syntaxe

Trouvez l’erreur dans l’exemple suivant.

*La police de Québec a résolu ce crime : leur enquête est terminée.

Si c’est la police de Québec qui a fait une enquête, on doit parler de son enquête (l’enquête de la police) et non de *leur enquête, car le nom police est un nom singulier. Quand on emploie le déterminant possessif leur, il doit faire référence à un possesseur pluriel, et non singulier. Par exemple, si on disait que les policiers (pluriel) de Québec ont fait une enquête, dans ce cas on parlerait de leur enquête (l’enquête des policiers).

Quand la police résout un crime, on suppose que plusieurs personnes ont participé à sa résolution, …

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Erreur de syntaxe : l’anacoluthe

par Chantal Contantdans Syntaxe

Connaissez-vous l’erreur de syntaxe que l’on appelle l’anacoluthe?

Selon le dictionnaire d’Antidote, une anacoluthe est « une discontinuité, une rupture dans la syntaxe d’une phrase. La phrase *Parvenus au sommet, une surprise attend les alpinistes contient une anacoluthe. »

Voici la règle qui doit être respectée : quand une phrase commence par un adjectif (ou un participe passé), ce mot doit être relation avec le noyau du groupe nominal sujet. Dans l’exemple d’Antidote cité plus haut, une surprise constitue le groupe nominal sujet. Or, ce n’est pas la surprise qui est parvenue au sommet, mais bien les alpinistes. Il faudrait conséquemment reformuler la phrase ainsi :

Parvenus au sommet, les alpinistes découvrent (ou reçoivent) une surprise.

Antidote nous informe que, du point de vue étymologique, …

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