Trait d’union ou non avec certains préfixes

par Chantal Contantdans Orthographe

On hésite souvent dans l’emploi ou non du trait d’union dans l’écriture des mots. Voici quelques principes.

La soudure

Beaucoup de mots sont construits avec des préfixes ou éléments savants : contresigner, s’entredéchirer, coauteur, défaire, préaviser, reconstruire, réembaucher, extraconjugal, infrarouge, intramusculaire, ultraléger, supraventriculaire, s’autoévaluer, anticorruption, minijupe, électromagnétique, hydroélectricité, microanalyse, musculosquelettique, pseudomembrane, socioculturel, etc.

Que remarquez-vous dans leur orthographe? Ces mots ne prennent pas de trait d’union. En effet, le préfixe (dé-, pré-, re-, anti-…) ou l’élément savant (électro-, hydro-, musculo-, socio-…) est soudé avec ce qui le suit, pour ne former qu’un seul mot.

Cette règle générale, recommandée par le Conseil supérieur de la langue française, nous permet de ne plus hésiter sur l’orthographe de milliers de mots. Doit-on écrire extra-fin ou extrafin? Écrit-on entr’apercevoir ou entrapercevoir? Devrait-on choisir socio-économique ou socioéconomique? …

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Familles des mots et incohérences

par Chantal Contantdans Orthographe

À l’intérieur d’une famille de mots, on observe généralement une cohérence dans l’orthographe. Par exemple, il y a un double c et un seul p dans occupation, donc on rencontrera ce même double c ainsi que le p unique dans occupant, occupé et inoccupé.

Pourtant, certaines familles de mots souffraient d’anomalies injustifiées : on a souffle, souffler, essouffler, mais on écrivait boursoufler avec un seul f; on a battre, combattre, combattant, mais on écrivait combatif avec un seul t. Quel phénomène bizarre! On aurait cru que ces incohérences ne servaient qu’à piéger les gens dans des dictées…

On rencontrait aussi des problèmes dans certaines conjugaisons : on écrit assoit, …

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Les subtilités du participe passé (suite)

par Christine Ouindans Conjugaison, Participe passé

On applique au participe passé du verbe pronominal la même règle décrite dans le billet précédent, c’est-à-dire qu’il s’accorde avec le sujet, si celui-ci accomplit l’action décrite par le verbe à l’infinitif :

« Ils se sont vus mourir » : ils se voient et ils meurent.

Mais « Ils se sont vu condamner à mort » : ils se voient mais ce ne sont pas eux qui condamnent.

Ou encore « Elle s’est sentie piquer un somme » : elle se sent et elle s’endort.

Mais « Elle s’est senti piquer par un moustique » : elle se sent mais c’est le moustique qui la pique.

Il y a des exceptions :

  • Le participe passé du verbe s’imaginer reste invariable lorsqu’il est suivi d’un infinitif :

« Elles s’étaient imaginé prendre le pouvoir » : elles n’ont pas pris le pouvoir en réalité, …

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