Ce mystérieux -T- dans les interrogations

par Chantal Contantdans Orthographe

Dans les phrases interrogatives où le pronom IL, ELLE ou ON est inversé et relié au verbe par un trait d’union, pourquoi doit-on écrire REVIENDRA-T-IL avec un T intercalé entre deux traits d’union, mais REVIENT-IL sans T supplémentaire?

Le principe est le suivant : si le verbe se termine déjà par T, il est inutile d’ajouter un T supplémentaire. On écrit : COURRAIT-IL? PART-ELLE? DEVRAIT-IL? DOIT-ON? etc. On relie simplement le pronom inversé à l’aide d’un trait d’union.

Par contre, si le verbe se termine par E ou A, la règle demande qu’on intercale un T entre le verbe et le pronom, et qu’on relie le tout par deux traits d’union (pas d’apostrophe!). Notons que les pronoms IL, ELLE et ON commencent tous par une voyelle. Le T intercalé permet d’éviter que la voyelle E ou A qui termine le verbe rencontre la voyelle qui est au début de pronom : MARCHE-T-ELLE? …

Partager cet article

Un calque répandu : adresser un problème

par Jean-Jacques Pelletierdans Anglicismes

En français, adresser est un verbe transitif qui signifie qu’on envoie quelque chose au domicile de quelqu’un. On peut aussi l’employer dans le sens de « dire » : adresser des reproches, ou s’adresser à quelqu’un. Dans son livre Questions d’écriture, l’auteur Jean-Jacques Pelletier s’intéresse à l’usage d’un calque hélas trop répandu : adresser un problème.

― En général, je n’ai guère de sympathie pour les inquisiteurs de la langue. Cela dit, il y a quand même des erreurs qui me font dresser le poil, comme cette habitude grossière, répandue dans le monde des affaires et de l’administration publique, « d’adresser » des problèmes… « J’ai adressé ce sujet la semaine dernière… je vais adresser cette question à la fin de ma conférence »… Je me retiens souvent de demander à qui et dans quel type d’enveloppe ils vont l’adresser ! …

Partager cet article

La voleuse de verbes

par Sonia K. Laflammedans Enseignement

Sonia K. Laflamme est auteure jeunesse. Elle a écrit une trentaine de romans. Elle nous révèle ici un petit secret lié à son précieux Bescherelle.

À l’école secondaire, je savais déjà que je souhaitais devenir écrivaine. J’avais d’ailleurs écrit mon premier roman dans le cours de français de 3e secondaire, à l’intérieur de 5 cahiers Canada. J’adorais écrire et je tenais à améliorer la qualité de mon français. Cependant, à la maison, nous n’avions pas forcément les moyens d’acheter des livres de référence. Alors, un jour, j’ai piqué un exemplaire du Bescherelle, l’Art de conjuguer dans la réserve de ma classe. Et c’est encore lui que j’utilise aujourd’hui, 35 ans plus tard, lorsqu’un verbe me fait des misères… …

Partager cet article