Emprunter, avec ou sans intérêt?

par Hélène Dumaisdans Anglicismes, Syntaxe

De tout temps, les termes ont voyagé d’une langue à une autre. Si certains emprunts qui expriment une nouvelle réalité s’intègrent graduellement dans une langue donnée, d’autres entrent en concurrence inutile avec des mots bien établis dans la langue d’« accueil »  ou encore y introduisent des tournures syntaxiques étrangères.  Nous nous pencherons aujourd’hui sur l’anglicisme syntaxique qui cause des maux de tête aux francophones en raison de son côté presque indécelable…

 

Des notions à définir

Les anglicismes se divisent le plus souvent en trois catégories : lexicale, sémantique, syntaxique. Parfois nécessaire, l’anglicisme lexical apparaît à l’occasion en français :

  • coroner, golf (le français n’a pas de termes pour exprimer ces notions).

Parfois inutile, l’anglicisme lexical gagne à être remplacé, car le français dispose déjà d’un terme précis :

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L’accord de l’expression « avoir l’air »

par Christine Ouindans Accord

Voilà une règle de l’orthographe française qui se décline tout en subtilité ! En effet, selon la signification que l’on prête à l’expression « avoir l’air », l’adjectif qui la suit s’accorde avec le sujet du verbe avoir, qu’il s’agisse d’une personne ou d’un objet, ou bien s’accorde avec le mot air, si c’est celui-ci qu’il qualifie.

Explorons cette règle plus précisément :

1.- Lorsque l’expression prend le sens de sembler ou de paraître, l’adjectif qui la complète s’accorde avec le sujet.

  • Victor Hugo nous en fournit un exemple dans La Légende des siècles, alors qu’il dépeint une gigantesque et lugubre salle à manger : « La lumière a l’air noire et la salle a l’air morte.»  
  • Dans cette acceptation, l’expression s’accorde également avec le sujet du verbe avoir, même si le verbe « être » est intercalé.
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Les sons du français

par Chantal Contantdans Phonétique

Parmi les 36 sons du français, on trouve des consonnes occlusives et fricatives (p, t, k, b, d, g, f, s, ʃ, v, z, ʒ), mais aussi des consonnes nasales. Celles-ci sont prononcées en abaissant la luette afin de laisser passer l’air par le nez. Le son [m] est prononcé avec la position bilabiale (les lèvres ensemble), comme pour prononcer un [b], mais la luette n’est pas relevée. Le son [n] est un son nasal associé à [d], alors que le son [ɲ], comme dans saignant, correspond à la position buccale du son [g], à la différence que l’air traverse la cavité nasale.

Un phénomène appelé l’affrication consiste à prononcer une consonne occlusive en la faisant suivre immédiatement d’une fricative. En français québécois, on prononce les consonnes affriquées [ts] et [dz] devant i et u : tic [tsik], dit [dzi], tu, du.

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