Les pièges de l’accord du participe passé

par Christine Ouindans Accord, Participe passé

L’accord du participe passé est sans nul doute l’une des règles les plus complexes de la grammaire française et elle recèle de nombreux écueils. En voici une illustration :

Il arrive parfois qu’un verbe intransitif (nous avons donné la définition d’un verbe intransitif dans un billet précédent, il s’agit d’un verbe qui se construit sans complément d’objet) soit accompagné d’un complément circonstanciel introduit sans préposition : ce verbe peut alors être confondu avec un verbe transitif qui serait suivi de son complément d’objet, celui-ci indiquant ce sur quoi s’exerce l’action exprimée par le verbe ; on risque ainsi d’accorder son participe passé avec ce complément, si celui-ci est placé devant le verbe, alors qu’il devrait rester invariable.

C’est le cas des verbes accompagnés d’un complément de valeur, de prix, de poids, de distance, de durée, comme « valoir », « coûter », « mesurer », « marcher », « courir », « dormir », …

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La grammaire moderne

par Chantal Contantdans Syntaxe

Depuis vingt ans, on parle de grammaire moderne, de « nouvelle » grammaire, d’enseignement renouvelé de la grammaire. Pourquoi?

Les règles n’ont pourtant pas changé : les verbes et les adjectifs se soumettent toujours aux règles d’accord. Un verbe (chante) reste un verbe, un nom (refrain) reste un nom, un attribut du sujet (elle est grande) est toujours un attribut du sujet.

C’est plutôt la façon d’aborder la grammaire qui a changé : on présente la langue comme un système fonctionnant avec des régularités.

Au lieu d’envisager la phrase comme une succession de mots, on y voit une construction faite de regroupements. Une phrase (P) est constituée d’un groupe nominal (GN) ayant la fonction grammaticale sujet de la phrase suivi d’un groupe verbal (GV) ayant la fonction prédicat de la phrase. …

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Emprunter, avec ou sans intérêt?

par Hélène Dumaisdans Anglicismes, Syntaxe

De tout temps, les termes ont voyagé d’une langue à une autre. Si certains emprunts qui expriment une nouvelle réalité s’intègrent graduellement dans une langue donnée, d’autres entrent en concurrence inutile avec des mots bien établis dans la langue d’« accueil »  ou encore y introduisent des tournures syntaxiques étrangères.  Nous nous pencherons aujourd’hui sur l’anglicisme syntaxique qui cause des maux de tête aux francophones en raison de son côté presque indécelable…

 

Des notions à définir

Les anglicismes se divisent le plus souvent en trois catégories : lexicale, sémantique, syntaxique. Parfois nécessaire, l’anglicisme lexical apparaît à l’occasion en français :

  • coroner, golf (le français n’a pas de termes pour exprimer ces notions).

Parfois inutile, l’anglicisme lexical gagne à être remplacé, car le français dispose déjà d’un terme précis :

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