Comment le Bescherelle a changé ma vie

par Carole Jean Tremblaydans Enseignement

Élève d’une école secondaire au Massachusetts, et Américaine « pure laine », j’adorais mes cours de français… sauf quand on devait écrire un « schéma ». Notre enseignant, M. Bevilaqua, nous donnait un verbe à étudier en préparation d’un test le lendemain.

Arrivés en classe, on recevait par exemple la consigne suivante : « Écrivez le verbe chanter à la deuxième personne du singulier. » Et sur une feuille blanche, on écrivait de gauche à droite :

Infinitif – Présent – Passé composé – Imparfait – Futur – Conditionnel – Subjonctif

Ensuite, en bas des titres, il fallait écrire le verbe à la personne demandée. C’est comme ça que j’ai appris, entre autres, que la 2e personne à l’impératif présent des verbes réguliers dont l’infinitif se termine par « er » ne prend pas de « s ». Ainsi, on écrit « Chante ! ».

M. Bevilaqua consultait souvent un petit livre vert. …

Partager cet article

Doit-on apprendre la conjugaison de tous les verbes?

par Chantal Contantdans Conjugaison, Outils

Doit-on apprendre par cœur la conjugaison des milliers de verbes qui se trouvent dans le Bescherelle? Non, ce serait trop long, ardu, et non productif. Il existe plutôt des tableaux modèles, qui vous permettent d’apprendre en une seule étape la conjugaison de plusieurs verbes.

Par exemple, si on connait la conjugaison du verbe VAINCRE, on connait alors la conjugaison du verbe CONVAINCRE. Quand on connait la conjugaison du verbe CUEILLIR et ses particularités, on connait automatiquement la conjugaison des verbes ACCUEILLIR et RECUEILLIR. Voyez dans le Bescherelle le tableau de conjugaison de ces deux verbes (VAINCRE et CUEILLIR) : au bas du tableau, le Bescherelle vous dit quels sont les verbes qui se conjuguent sur ce modèle.

Combien y a-t-il de verbes qui se conjuguent comme TENIR? Il y en a plus d’une vingtaine. Dans ce cas, au lieu de donner la longue liste sous le tableau de conjugaison du verbe TENIR, …

Partager cet article

L’art de rédiger une offre d’emploi

par Delphine Naumdans Anglicismes, Vocabulaire

—  J’ai besoin de ton aide !

Jean adore quand Marie-Laure, la plus charmante de ses collègues, vient ainsi le « déranger » dans son bureau (oui, il y a des guillemets, et parfois aussi des points et des virgules dans les pensées de Jean). Comme d’habitude, Marie-Laure tient entre ses mains l’offre d’emploi d’un client illettré. Jean interprète les visites de la jeune femme comme un prétexte, une façon détournée de lui signifier qu’elle a besoin de lui.

— C’était pour hier. Peux-tu me faire ça rapidement ?

Jean acquiesce avec sang froid. Viennent ensuite les mots jouissifs que Marie-Laure prononce toujours à la perfection :

— Merci, Jean. Tu es mon sauveur !

Il n’en faut pas plus pour galvaniser l’âme guerrière de Jean, qui s’empresse de sortir son stylo rouge pour contrer, une erreur à la fois, le massacre de sa langue chérie. …

Partager cet article